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Exercices adaptés pour personnes avec ostéoporose
Mouvement Adapté · 28 août 2026

Exercices adaptés pour personnes avec ostéoporose

Types d'exercices recommandés : mise en charge, renforcement musculaire et travail de l'équilibre ; mouvements à éviter, adaptations et précautions médicales av

Par La rédaction 8 min de lecture

L’exercice physique fait partie des stratégies reconnues pour réduire le risque de fractures liées à la fragilité osseuse. Cette page décrit, de manière pratique et sécuritaire, les types d’exercices recommandés pour les personnes avec ostéoporose, les mouvements à éviter ou à adapter, et les précautions avant de commencer. Elle n’a pas pour objet de remplacer un avis médical ; il est recommandé de consulter un professionnel de santé avant toute modification d’activité physique (WHO, NIAMS, HAS).

Pourquoi l’exercice compte en cas d’ostéoporose

L’ostéoporose augmente la fragilité osseuse et le risque de fracture. Les autorités de santé et les recommandations internationales reconnaissent que l’activité physique contribue à la prévention des fractures et à la santé osseuse en général. Plusieurs documents officiels soulignent l’intérêt d’un programme combinant plusieurs types d’exercices — mise en charge, renforcement musculaire, et travail de l’équilibre — plutôt que de s’appuyer sur une seule modalité (WHO ; NCBI/WHO ; Mayo Clinic).

Au-delà de l’os, l’exercice vise à améliorer la force musculaire, la posture et la stabilité. Ces effets réduisent le risque de chute, qui est un facteur majeur de fracture chez les personnes fragiles. Certaines sources insistent aussi sur l’adaptation de l’intensité et de la progression en fonction de l’état de santé individuel : une évaluation préalable par un professionnel est recommandée, en particulier après une fracture ou en présence de comorbidités (NIH/NIAMS ; NIA).

La Haute Autorité de Santé met l’accent, parmi les approches utiles, sur le travail de la motricité axiale, la posture, l’équilibre du tronc et le gainage, ainsi que sur la possibilité d’utiliser la balnéothérapie en binôme APA–kinésithérapeute comme option d’allègement pour renforcer le moteur global.

Quels types d’exercices sont recommandés ?

Les sources documentées distinguent trois grandes familles d’exercices utiles pour les personnes avec ostéoporose : les exercices porteurs (mise en charge), le renforcement musculaire par résistance, et les exercices d’équilibre et de coordination. Chacune de ces familles joue un rôle complémentaire dans la réduction du risque de fracture et l’amélioration de la fonction.

Les exercices porteurs ou en mise en charge sollicitent l’os par le poids du corps et les pressions liées au déplacement. Ils sont cités comme utiles pour maintenir une sollicitation mécanique de l’ossature et favoriser l’adaptation fonctionnelle. La marche et d’autres activités portantes modérées sont des exemples décrits par les sources grand public spécialisées (Mayo Clinic ; WHO).

Le renforcement musculaire, réalisé avec résistance (élastiques, poids légers, ou travail avec le poids du corps), cible les groupes musculaires qui soutiennent les articulations majeures comme les hanches, les cuisses et le tronc. Ce travail contribue à améliorer la force et la stabilité, éléments essentiels pour diminuer le risque de chute et protéger l’os (NCBI/WHO ; NIAMS).

Les exercices d’équilibre et de proprioception visent à réduire la probabilité de chute en améliorant la coordination, la capacité à transférer le poids et le contrôle postural. Ces exercices sont souvent recommandés pour les personnes âgées et pour celles qui présentent un risque accru de chute (NIA ; NIAMS).

Exemples d’exercices adaptés — descriptions et précautions

Les descriptions ci‑dessous visent à donner des idées pratiques et sécuritaires. Elles ne constituent pas un programme chiffré. Toute progression doit être adaptée et validée par un professionnel de santé.

Marche et activités portantes modérées : la marche régulière ou d’autres activités où le corps porte son propre poids sont des options accessibles. Attention à l’environnement (sol stable et non glissant) et aux chaussures adaptées. Les personnes avec douleur ou antécédent de fracture doivent en discuter avec un professionnel avant d’intensifier la pratique (Mayo Clinic ; WHO).

Renforcement ciblé des hanches, cuisses et tronc : exemples pratiques incluent des versions adaptées de squats assistés, des fentes modifiées et des exercices avec élastiques pour la résistance. L’accent doit être mis sur le contrôle du mouvement, l’amplitude maîtrisée, et l’évitement de torsions ou de flexions rapides du tronc. La charge et la progression se décidant au cas par cas, il est recommandé de suivre une supervision qualifiée (NCBI/WHO ; NIAMS).

Exercices d’équilibre et proprioception : des gestes simples comme le maintien debout sur un pied en s’aidant d’un appui, des transferts de poids contrôlés, ou la marche talon-orteil peuvent être utiles. La progression doit rester sécurisée : utilisation d’un appui, présence d’une personne formée si nécessaire, et adaptation selon l’instabilité constatée (NIA ; NIAMS).

Travail de posture et gainage doux : des exercices visant l’auto‑grandissement, le renforcement du tronc et la stabilisation posturale sont recommandés pour limiter le risque de fracture vertébrale. Ces exercices doivent être exécutés sans flexion/rotation combinée forcée. La HAS mentionne explicitement l’intérêt de ce travail et de la balnéothérapie en contexte supervisé (HAS).

Options en milieu protégé — balnéothérapie : l’eau offre un allègement des charges articulaires et un environnement sécurisé pour travailler le renforcement moteur. La HAS souligne l’utilisation de la balnéothérapie en binôme APA–kinésithérapeute pour certains patients.

Exercices et mouvements à éviter ou à adapter

Certaines familles de mouvements sont rapportées comme présentant un risque plus élevé pour les personnes fragiles et doivent être évitées ou adaptées : flexions combinées et rotations forcées du tronc, sauts ou impacts violents, charges en torsion. Les documents spécialisés donnent des exemples concrets et proposent des alternatives plus sûres (International Osteoporosis Foundation / WOD report).

Pour réduire les risques, il est conseillé d’éviter les amplitudes brusques et les rotations combinées qui augmentent la contrainte vertébrale. En lieu et place, privilégier des gestes contrôlés, avec un alignement postural préservé et une progression encadrée. L’environnement doit être sécurisé : sol antidérapant, obstacles dégagés, et chaussures adaptées.

Avant de commencer : évaluation et précautions médicales

Avant d’entamer un programme d’exercice adapté, une évaluation par un professionnel de santé est recommandée, surtout en cas d’antécédent de fracture, de douleur persistante ou de comorbidités. Les autorités sanitaires signalent que le démarrage et l’intensité doivent être adaptés à l’état individuel et validés par un médecin, un kinésithérapeute ou un professionnel d’activité physique adaptée (NIH/NIAMS ; WHO).

Il faut stopper l’exercice et consulter en cas de douleur aiguë inhabituelle, perte de fonction ou signes évocateurs d’une nouvelle fracture. La progression doit rester prudente et sous supervision lorsque le risque de fragilité est élevé.

Cas particuliers : personnes très fragiles et antécédent de fracture vertébrale

Chez les personnes très fragiles ou ayant un antécédent de fracture vertébrale, les orientations pratiques insistent sur la supervision et la sécurité. Les approches sans impact, comme la balnéothérapie encadrée, ou des séances supervisées par un kinésithérapeute ou un professionnel APA, sont des options évoquées par la HAS.

Pour les personnes âgées avec un risque de chute élevé, le travail d’équilibre et la rééducation fonctionnelle prennent une place centrale. Des interventions ciblées sur la force des membres inférieurs et la coordination, réalisées sous supervision, contribuent à réduire le risque de chute et de blessure (NIA ; NIAMS).

Où se faire accompagner ?

Les professionnels compétents mentionnés par les sources sont le médecin traitant, le rhumatologue, le kinésithérapeute / physiothérapeute, le professionnel d’activité physique adaptée (APA) et l’ergothérapeute. Les structures proposées dans la prise en charge incluent la rééducation, les ateliers d’équilibre et la balnéothérapie en contexte encadré. Il est recommandé de vérifier les qualifications des intervenants et de demander une orientation médicale lorsque nécessaire (NIH/NIAMS ; HAS).

Ressources et références

  • WHO — Fragility fractures (fact sheet). URL : https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/fragility-fractures — consulté le 04/09/2026.
  • WHO — WHO Guidelines on physical activity and sedentary behaviour. URL : https://www.who.int/publications/i/item/9789240015128 — consulté le 04/09/2026.
  • NCBI / WHO — RECOMMENDATIONS – WHO Guidelines on Physical Activity and Sedentary Behaviour. URL : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK566046/ — consulté le 04/09/2026.
  • NIAMS (NIH) — Exercise for Your Bone Health / Osteoporosis information. URL : https://www.niams.nih.gov/health-topics/exercise-your-bone-health — consulté le 04/09/2026.
  • National Institute on Aging (NIA) — Falls and Fractures in Older Adults: Causes and Prevention. URL : https://www.nia.nih.gov/health/falls-and-falls-prevention/falls-and-fractures-older-adults-causes-and-prevention — consulté le 04/09/2026.
  • Mayo Clinic — Exercising with osteoporosis: Stay active the safe way. URL : https://www.mayoclinic.org/diseases-conditions/osteoporosis/in-depth/osteoporosis/art-20044989 — consulté le 04/09/2026.
  • Haute Autorité de Santé (HAS) — fiche / document de prise en charge. URL : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2024-12/pnds_231124_vf.pdf — consulté le 04/09/2026.
  • International Osteoporosis Foundation — thematic report. URL : https://share.osteoporosis.foundation/WOD/2013/thematic-report/WOD13-Report-FR%5BWEB%5D.pdf — consulté le 04/09/2026.

Encadré pratique — Avant d’essayer : checklist sécurité

  • Consulter un professionnel de santé avant de modifier son activité physique, en particulier après une fracture ou en cas de douleur persistante (NIH/NIAMS).
  • Privilégier des mouvements contrôlés, éviter les torsions et les flexions-rotations forcées du tronc (IOF / WOD report).
  • Assurer un environnement sécurisé : sol stable et non glissant, obstacles dégagés, chaussures adaptées.
  • Commencer avec des exercices à faible impact et augmenter la complexité sous supervision qualifiée si nécessaire (WHO ; NCBI/WHO).
  • Considérer la balnéothérapie en binôme APA–kinésithérapeute pour un travail en allègement si indiqué (HAS).
  • Arrêter et consulter en cas de douleur aiguë inhabituelle ou de perte de fonction.

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Mis à jour le 4 septembre 2026

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